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5. Les phobies
6. La honte
7. L'angoisse

 

I. LA TRISTESSE •

La tristesse est l'émotion naturelle devant la perte ou la déception, un échec, un deuil, un déménagement, une situation qui éveille le sentiment de ne pas être aimé... Nous ressentons tous cette désolation lorsque nous sommes impuissants à intéresser quelqu'un. Les couleurs de la tristesse sont variées : nostalgie, découragement, consternation, désespoir... Mais la tristesse n'est pas une dépression. La dépression marque un échec du deuil. La tristesse en est une étape, elle signe l'accomplissement du deuil. Elle permet de progresser dans l'acceptation de la réalité et de se reconstruire dans son identité propre. La tristesse fait partie de la vie. A la longue, la nier risque de nous plonger vraiment dans la dépression ou la maladie. Du rhume à la tuberculose, de nombreuses affections respiratoires tentent de dire nos tristesses.

Lorsque vous êtes triste, préoccupez-vous de vous et de vos besoins, laissez les autres s'amuser, ne cherchez pas à les suivre, ce n'est pas le moment pour vous. Une période de tristesse est un moment de désinvestissement de l'extérieur et d'investissement de soi. Il faut sangloter vraiment, dans son ventre, pour se libérer de la souffrance, traverser l'épreuve. Trouvez un ami pour pleurer dans ses bras. Vous ne serez plus seul, mais entendu dans votre souffrance, vous vous sentirez reconnu et accepté, ce qui aide à ne pas se dévaloriser ou à retourner contre soi ses émotions. Vous sortirez de l'expérience fatigué et consolé plutôt que "vidé" (à condition de faire vraiment confiance à l'autre et de recevoir ce qu'il vous donne). La tristesse, même profonde, accepte d'être éclairée un instant par le rayon lumineux d'un rire, contrairement à la dépression qui garde une tonalité affective terne.

 

II. LA DÉPRESSION •

Une véritable dépression peut passer inaperçue. Le sentiment de désespoir peut se dissimuler sous un symptôme physique, l'absorption dans le travail ou la dépendance conjugale. Elle devient partie intégrante de soi, on ne la sent pas. C'est la "dépression blanche", par opposition à la "dépression bruyante" dite "nerveuse" dans le langage courant.
Comment reconnaître une dépression blanche ? Le visage se fait peu expressif, déserté par les émotions tant positives que négatives. Le dépressif désinvestit ses relations. Sa pensée devient opératoire, c'est-à-dire concrète et utile. Il peut s'attaquer à un problème mathématique ou s'absorber dans des tâches intellectuelles complexes, mais ne se laisse pas aller au rêve et ne crée pas. Son imaginaire est comme stoppé, il poursuit mécaniquement ses activités sans grande motivation.

Comment diagnostiquer une dépression ? Il faut au moins 5 des symptômes suivants presque tous les jours pendant au moins 2 semaines pour se déclarer dépressif :
1. Humeur triste, dépressive, qui persiste toute la journée, pendant plusieurs jours.
2. Perte d'appétit ou boulimie ou modification importante du poids.
3. Insomnie ou excès de sommeil, réveils nocturnes ou précoces.
4. Agitation ou ralentissement psychomoteur.
5. Perte d'intérêt ou de plaisir pour les activités habituelles, baisse d'activité sexuelle.
6. Perte d'énergie, fatigue.
7. Sentiment d'indignité, d'auto-accusation, de culpabilité excessive ou inappropriée, pessimisme, tendance à voir en noir, dévalorisation.
8. Diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer.
9. Pensées de mort, idées de suicide.

Les enfants aussi sont touchés par la dépression. Si votre enfant se met en retrait, a le visage trop sérieux et peu expressif, a l'air absent, ou au contraire se montre irritable, agité, opposant, insatisfait et dit des choses telles que "J'ai envie de rien, je suis nul, je suis méchant, c'est ma faute, personne ne m'aime...", pensez à la dépression. Malgré les préjugés, la monoparentalité ne semble pas associée au déclenchement des troubles dépressifs.

Si le dépressif n'a plus d'énergie, c'est qu'en fait il l'utilise contre lui-même. Il la mobilise en vue de réprimer des affects indésirables : rages, frustrations, douleurs. Il a bien trop peur, s'il vivait sa colère, de détruire, d'avoir à encourir des représailles, ou de perdre la relation à tout jamais. Dans la dépression bruyante (nerveuse), la souffrance se fait accusation : "Vois comme tu me fais mal." Mais elle n'est pas souvent entendue. Vos parents préféreront croire que vous êtes déprimé parce que vous avez des problèmes au bureau ou des difficultés dans votre couple, plutôt que de voir qu'ils ne vous ont pas donné l'amour, l'attention ou le respect dont vous aviez besoin enfant. Pour ne pas avoir à affronter la vérité de votre enfance, vous le croirez aussi. Les séparations, pertes de travail, stress professionnels ou conjugaux, pour douloureux qu'ils puissent être, n'enclenchent une dépression que si la personne possède déjà un terrain dépressif, c'est-à-dire un défaut profond dans l'estime qu'elle se porte. Les causes de la dépression sont presque toujours à rechercher dans le passé. 90 % des dépressions en Occident sont dues à une enfance blessée. La guérison passe en général par la redécouverte de ses émotions profondes, la restauration de l'estime de soi, l'apprentissage de l'expression de la colère.

 

III. LA SOLITUDE •

Les humains sont des êtres de relation. Ils se nourrissent de caresses et d'attentions autant que de pain. Privés de communication, ils souffrent. D'ailleurs, l'isolement est la punition privilégiée destinée aux prisonniers rebelles. Rien n'est plus insupportable que l'isolement. Nous sommes des milliards sur Terre à être rassemblés dans les villes, vivant avec des moyens de communication ultrarapides et faciles d'accès, et pourtant la solitude est un mal croissant. On peut se sentir plus seul dans une foule ou un train bondé que dans un ermitage : une certaine distance avec les autres nous est nécessaire pour nous conférer un sentiment de sécurité. Dans un métro aux heures de pointe, la bulle de chacun est réduite à la portion congrue. On se retire en soi pour ne pas se sentir violé dans son intimité. Les habitants d'un village où chacun possède sa maison se disent plus facilement bonjour que ceux qui vivent dans le même immeuble. La concentration urbaine entraîne la solitude. Il faut l'irruption d'un élément sortant de l'ordinaire pour restaurer une communication. Un accident de voiture, une moto renversée, une échelle de pompiers adossée à une fenêtre, réunissent les badauds et donnent de la conversation.

Lors d'une expérience vécue communément, les gens peuvent échanger des paroles ou des sourires. Ils sont devenus solidaires et non plus solitaires. Heureusement nous avons d'autres portes d'accès à la conversation... Les fleurs, les animaux et les bébés sont aussi êtes un homme, les défenses tombent, les langues se délient; transportez votre chat ou votre hamster, vous attirerez les sympathies; avec votre bébé dans les bras, c'est l'extase...

 

IV. LES PEURS •

La peur existe sous plusieurs formes différentes : trac, anxiété anticipatoire, peur-désir, timidité, phobies, honte, angoisse.

 

1 Le trac

Le toucher calme la peur. Le trac ressenti devant un public est à transformer de la même façon. Le danger n'est pas réel, personne ne va vous dévorer. Mais le trac est tout de même adaptif; pour discourir devant 50 ou 200 personnes, il faut davantage de puissance que pour parler à son voisin. Sans trac votre énergie risque d'être insuffisante pour passer votre message avec brio. Le trac est bloquant lorsque nous cherchons à le contrôler, à le dissimuler. L'énergie expansive qu'il fournit en vue de l'action n'est alors pas utilisée, et l'énergie psychique utilisée par les tentatives de répression et de contrôle est telle que vous êtes "pompé".

Le trac est une mise à disposition de vos ressources. Restez en vous, sentez le contact de vos pieds avec le sol. Prenez éventuellement un objet en main, ne le manipulez surtout pas. Contentez-vous de ressentir les sensations qu'il vous procure dans les doigts, dans la paume. Et maintenez-vous en contact avec votre public, ne laissez pas votre imagination s'égarer à interpréter ce que les gens qui vous écoutent peuvent penser... Regardez-les, appuyez-vous sur leurs regards pour parler. Soyez actif, soyez celui qui regarde plutôt que celui qui est regardé.

 

2 L'anxiété anticipatoire

Un examen, un concours, une épreuve sportive, un déménagement, un licenciement, un nouveau travail, un rendez-vous important, une rencontre amoureuse... Le risque est psychologique, il n'en est pas moins présent. L'angoisse du futur semble être une émotion spécifiquement humaine; elle est inhérente à la conscience de l'avenir, à la capacité de se représenter des possibles. Se tromper, faillir, échouer, ne pas savoir faire face, ne pas être apprécié, sont des peurs bien naturelles de tout un chacun. Il y a une part normale d'anxiété devant les perspectives ouvertes par l'incertitude du futur. Ce qui permet de l'assumer et de la tolérer en soi sans être désireux de la supprimer par des cachets, cigarettes ou verres de vin, c'est la sécurité intérieure, la confiance en soi.

Les étapes pour affronter l'anxiété anticipatoire :

1. Reconnaissez votre peur, acceptez-la.
2. Parlez-en, partagez-la.
3. Décodez : de quels sentiments cette peur est-elle composée ?
4. Allez à la recherche de toute l'information dont vous pouvez avoir besoin.
5. Donnez-vous de la réassurance, remémorez-vous vos succès, faites la liste de vos qualités, aimez-vous. Parlez-vous avec respect et tendresse. Allez voir l'enfant chez vous, guérissez-le.
6. Demandez un contact physique à quelqu'un. Si l'autre se tient dans votre dos et pose ses mains sur vos épaules, vous sentez la chaleur de sa poitrine et de son ventre dans votre dos. Il est derrière vous, vous pouvez faire face, il vous soutient. Mémorisez la sensation pour mieux la transporter avec vous lors de votre "épreuve".
7. Laissez-vous de l'espace pour anticiper positivement. Voyez la scène, regardez-vous agir, vous comporter et être comme vous le désirez.
8. Agissez en gardant la conscience de votre idéal, de votre anticipation positive et du soutien de la personne que vous avez choisie.
9. Une fois le passage traversé, le succès obtenu et la peur dépassée, remémorez-vous celui que vous étiez précédemment. Voyez-vous avant le saut ou l'examen, dans la peur. Et dans votre peau d'aujourd'hui, partagez vos sentiments de fierté avec celui que vous étiez hier. Cette 9e étape est fondamentale pour avoir de moins en moins peur dans la vie, pour engranger des ressources positives et prendre confiance en soi.

 

3 La peur-désir

"- Je ne sauterai pas [à la corde du haut d'un pont], j'ai peur. Le guide est déçu, mais il accepte mon refus. Je descends sous le pont pour voir les autre plonger dans le vide. Je me blottis dans les bras d'un ami. Il a aussi peur que moi, et lui aussi a décidé de ne pas sauter. Je lui demande simplement de mettre ses bras autour de mon corps et de me dire des choses gentilles. Peu à peu je m'affermis. Je continue de regarder les autres se jeter de là-haut. Moins préoccupée par ma peur, je peux observer. Chacun fait une expérience différente, et tous sont fiers d'avoir osé. Peu à peu je sens monter en moi le désir de sauter. Oui, le désir plutôt que le défi ! Parce que j'ai refusé le défi, parce que je me suis donné la permission d'être moi, je ne suis plus sous pression. Je peux sentir en moi l'anticipation d'un plaisir. Je monte alors sur le pont, me harnache, m'encorde et et je saute... Après une milliseconde de panique, je ressens vraiment un grand plaisir".

Dans notre monde de compétition, beaucoup ne se motivent qu'à coups de défis. Il leur faut de challenges; mais les défis entretiennent beaucoup de tensions et de stress. La motivation est cherchée à l'extérieur parce qu'elle n'est plus à l'intérieur. Nous oublions que l'homme aime aller de l'avant, découvrir et même travailler. La croyance "Si je ne me force pas, je ne ferais rien" nous plonge dans une dynamique d'obligation qui nous coupe toute envie d'agir... On dit que, derrière la crainte, il y a un désir. Cette phrase est souvent mal comprise; avoir peur de son patron signifierait qu'on a envie de faire l'amour avec lui, appréhender de parler en public dissimulerait une envie d'être regardé... Non. Mais en se libérant de la peur, on accède au désir. En levant la contrainte du "il faut", on peut sentir le "j'ai envie".

 

4 La timidité

Parler en public, que ce soit pour faire un exposé, poser des questions ou donner son avis en réunion, est une peur avouée par plus de la moitié des Français. Quoi de plus logique quand on pense à notre système scolaire ! La timidité est un trouble très répandu. Il y a les timorés et les faux timides. ceux-là se dissimulent derrière une façade joviale, n'ont apparemment peur de rien ni de personne et se rassurent en donnant des conseils aux autres. La timidité est répandue parce que la honte l'est. Celle-ci se dissimule à coup sûr derrière l'agressivité; les crises de rage permettent de mettre les autres à distance pour qu'ils ne découvrent pas notre secret. Elle est certainement présente à l'envers du T-shirt "Je suis le meilleur", et derrière toute confiance en soi trop fortement affichée. Tous les timides ont en commun un sentiment de honte fondamentale issu de l'enfance.

Quelles croyances vous enferment ? Nos croyances dirigent nos comportements. Les autres réagissent à nos attitudes et nous confirment dans nos idées. Toute croyance sur soi ou sur les autres est autorenforçante. On s'en libère en comprenant l'origine de la croyance, en la mettant en doute, et en modifiant nos comportements. Nous sommes celui que nous décidons d'être, et non pas seulement celui que nous avons eu l'habitude d'être. Etes-vous libre de vous montrer tel que vous êtes ? Pouvez-vous, sans être inhibé, conduire, marcher, travailler, danser, jouer de la musique sous le regard de quelqu'un ? Ceux qui ont eu la chance d'être regardés, appréciés et valorisés par leurs parents -et leurs frères et sœurs- alors qu'ils étaient petits peuvent ressentir du plaisir à être observés. Les autres se sentiront gauches, feront des erreurs ou s'arrêteront dans leur activité.

Pour guérir de la timidité, réparons le passé, donnons-nous intérieurement l'acceptation inconditionnelle dont nous avons besoin. Et osons faire face à nos émotions en allant vers les autres.

 

5 Les phobies

Il existe 3 grands types de phobies : les phobies sociales, l'agoraphobie, et les phobies simples, focalisées sur un objet, souvent un animal, une hauteur ou un espace clos.
On nomme phobie sociale une peur persistante et irrationnelle devant une situation sociale. Peur d'être observé, d'être ridicule, de se conduire d'une façon humiliante ou embarrassante, ces peurs sont reconnues par celui qui les vit comme excessives, mais il ne peut les contrôler. Ces peurs le mènent à éviter autant que possibles les situations qui les suscitent. tout sujet à la phobie sociale a peur que les autres ne s'aperçoivent de son trouble, et il le dissimule autant que possible par des rationalisations plus ou moins crédibles.

L'agoraphobie est une peur panique des places publiques. Endroits bondés d'où on ne peut s'échapper (transports en commun, foules, grands magasins), lieux isolés où l'on craint de ne pouvoir trouver de secours (tunnels, ponts, ascenseurs). Dans un désir d'éviter les situations de panique, l'agoraphobe réduit peu à peu le périmètre de ses sorties, et cherche à se faire accompagner. Le trouble peut s'aggraver jusqu'à obliger la personne à rester confinée chez elle et à ne pouvoir sortir qu'en compagnie d'une personne proche, souvent la mère. Ce n'est peut-être pas un hasard si l'agoraphobie survient fréquemment vers 20 ans, à l'âge de l'autonomie. Elle semble être associée à une séparation dans l'enfance, une perte soudaine qui n'aurait pu être gérée. La peur de perdre de nouveau rend très dépendant. Les agoraphobes ont du mal à s'affirmer, à dire non à leurs parents. Il y a en plus de leur panique liée à une perspctive d'indépendance une rage terrible contre le parent coupable de l'abandon précoce. Cette colère reste indiscible, de peur de perdre de nouveau cette personne dont on a tant besoin. Une façon de faire "payer" cette personne est de l'obliger à nous accompagner partout. une personne de substitution peut être élue, le conjoint plutôt que la mère, par exemple. L'accompagant tire des bénéfices inconscients de cette situation de dépendance de son protégé : il se sent utile aujourd'hui et s'en sert pour se déculpabiliser de l'ancien abandon. Certains se dissimulent ainsi leur propre anxiété en protégeant quelqu'un qui a plus peur qu'eux. Pour se libérer de ses terreurs, l'agoraphobe a besoin de se guérir de son angoisse de séparation en la reconnaissant, d'exprimer les émotions refoulées d'angoisse, de fureur et de tristesse, et d'apprendre progressivement à s'affirmer comme une personne indépendante.

Agoraphobie, phobies du dentiste, des microbes, des serpents, des araignées, du sang... Les objets des phobies sont multiples, mais le processus reste similaire. Il s'agit soit d'un "élastique" pur (un objet d'aujourd'hui, ressemblant à un objet d'hier qui avait fait peur, réveille des émotions du passé), soit d'un "élastique" associé à une substitution d'affect.

 

6 La honte

Peur de l'autre... ou de soi ? La honte mène à l'isolement. quand on a honte de sa personne, on a envie de se cacher, de disparaître. On ne veut pas en parler, pourtant, c'est cela même qui permettra de s'en libérer. Pour se libérer du sentiment de honte, il faut :
1. Reconnaître la ou les frustrations, voire la perte, qui peuvent être à l'origine du vécu honteux.
2. Exprimer les émotions. Quand on est en contact avec ses émotions vraies, quand on exprime ce que l'on sent au profond de soi, la honte n'a plus de prise.

 

7 L'angoisse

Il n'y a pas de différence clairement établie par les professionnels entre anxiété et angoisse. Cependant, l'usage semble réserver le terme d'angoisse à une anxiété paroxystique accompagnée de troubles physiques. L'angoisse s'inscrit dans un continuum. Elle est un mélange d'émotions. Elle se développe lorsqu'il y a opposition entre deux parties de soi, l'une qui tente de se conformer pour être aimée, et l'autre qui cherche l'autonomie. Le conflit s'installe dans l'impossibilité de satisfaire simultanément les besoins de sécurité et de liberté, de protection et de création. En d'autres termes, l'angoisse est le reflet d'une ambivalence ingérable : une peur et un désir; une peur et une colère; de sécurité intérieure.

L'angoisse est évidemment d'intensité très variable. Elle est différente dans son vécu (angoisse d'anéantissement, de morcellement, de dévoration, de destruction, de castration, d'infériorité) en fonction de l'âge auquel les émotions ont été bloquées, et de la nature du traumatisme. Car elle est déclenchée par des événements d'aujourd'hui, mais prend racine dans l'enfance. Les pires angoisses sont suscitées par la séparation, l'indifférence parentale, l'abandon ou l'obligatoire soumission à des parents violents, méprisants, sexuellement abuseurs, ou eux-mêmes très angoissés. cependant aucun petit d'homme ne peut faire l'économie des traversées d'angoisse qui jalonnent son développement. Chaque étape vers l'autonomie marque un éloignement de sa maman et fait partie de sa croissance. Il apprend à juguler ses angoisses grâce à l'amour inconditionnel de ses parents.

Quelques stratégies pour maîtriser l'angoisse :

1. Respirez ! il est impossible de ressentir la peur quand on respire profondément en étant détendu. Inspirez calmement jusque dans votre bas-ventre. La peur est associée à un état de tension extrême et à une respiration accélérée. L'expression d'une peur inappropriée est inutile. Mieux vaut donc éviter de crier, trembler et pleurer. Prenez plutôt un papier et un crayon et dessinez, écrivez tout ce qui vous passe par la tête.
2. Derrière l'angoisse, cherchez la colère. Vivriez-vous en ce moment frustration ou injustice ? Auriez-vous du ressentiment contre quelqu'un ? Il peut s'agir de la réactivation d'une colère ancienne. Faites ce que probablement vous avez le moins envie de faire à ce moment-là, tapez avec vos poings sur des coussins disposés à vos côtés.
3. Exprimez encore et toujours : écrivez, peignez, dessinez, sculptez, jouez de votre instrument de musique préféré, chantez... Créez ! L'acte créatif, l'expression de soi, libère de la pression anxieuse. Les peintres, musiciens, écrivains parlent de l'angoisse qui précède, et pour d'autres qui préside à, l'acte créatif. Comme si l'énergie s'accumulait, se construisait, avant de prendre forme et d'aboutir dans une création.
4. Pour vous calmer, comptez vos respirations de 1 à 10, et recommencez. Evacuez les pensées parasites, restez attentif au comptage.
5. Pour vaincre l'angoisse liée à une situation spécifique, au cours d'une relaxation, visualisez-vous avec toutes vos ressources.
6. Pour vous libérer d'une angoisse plus profonde, allez voir l'enfant que vous étiez, rassurez-le, aimez-le.